Ca arrive!

La communication est laborieuse, mais pour ceux qui veulent nous suivre il faut s’y mettre!!

Départ prévu pour début septembre et ca arrive vite…. super vite!!

Fin juillet nous recevons nos voiles neuves et notre mât avec ses nouveaux haubans! Enfin notre bateau va ressembler à un voilier. Nous avons hâte de cette étape qui va nous permettre de re-naviguer et surtout de tester tout les instruments que Fred vient de nous brancher pendant que je suis en réfection des cabines.20170511_152735Pour ceux qui veulent nous voir ou nous donner un coup de main nous sommes ponton 6 face aux bus de mer.

 

Curaçao

Voici une semaine que nous sommes arrivés à Curaçao, à Spanish water exactement, une grande lagune très découpée reliée à la mer par un chenal étroit. En fait on dirait une alveole pulmonaire ou un brocoli au choix, très abritée, il y a dans cette baie 4 zones de mouillage bien déterminées et plusieurs marinas.

Les 35 milles qui nous séparent de Bonaire ont été fait essentiellement au moteur parce que notre choix de météo à plutôt été d’éviter les orages qui sont fréquents ces jours ci. Nous avons quand même réussi à sortir le gros spi asymétrique. Le départ était empreint d’une grande tristesse de quitter cette île qui nous a accueillie pendant 3 mois (notre plus longue escale pour l’instant) ses fonds marins si beaux et si faciles à explorer et les copains du Yippie Yeah avec qui nous avons passé beaucoup de temps et beaucoup de plaisir les dernières semaines. Le rendez vous est pris pour se retrouver aux Marquises înch Allah!

Nous avons donc fait de nouveau notre petit tour de paperasserie à Willemstad la capitale à 30′ de bus environ.

Curaçao est plus active que Bonaire mais ce que nous avons vu de la ville reste très viable avec beaucoup de marchés (souvenirs, poissons, fruits et légumes) tous en plein air et le long de canaux voir flottants. Très coloré aussi avec ces maisons typiques très hollandaises en fait!

La baie ou nous mouillons n’est pas bleue piscine au grand désespoir des enfants mais nous y voyons régulièrement une tortue venir prendre son air derrière le bateau et après quelques jours nous avons trouvé la jolie petite plage pas trop loin du mouillage ou il fait bon se baigner en fin d’après-midi.

Nous avons eu un peu peur au départ parce que les 2 premières plages étaient au sein de complexe plutôt classe et visiblement pas vraiment d’accès libre (au mieux il fallait prendre un transat…tout à fait notre style!) Mais le problème résolu il y a même un petit bar resto qui a du Wi-Fi d’où nous pourrons vous faire parvenir nos petites nouvelles. Nous sommes allés faire un tour à pieds dans un fort non loin du port de pêche ou nous laissons notre annexe et avons retrouvé ici les mêmes iguanes, perroquets et troupial.

Les orages se déchaînent presque chaque jour depuis que nous sommes ici, la 3ème nuit à été un peu écourtée parce que un vent tournant et plutôt fort dans un mouillage avec quand même pas mal de bateaux cela allège le sommeil du coup on a fait un petit quart pour être sûr. …

L’avantage c’est qu’on ne manque pas d’eau douce, qu’on est propre!! Même Mahé 😉😆😆 et que du coup aujourd’hui on a ressorti le Risk (c’est l’hiver!)

Un an !

Déjà un an le 05/10/2017 que nous quittions La Rochelle, un an passé dans l’Atlantique avec au compteur une transat et pas mal de saut d’île en île. Beaucoup de très beaux paysages, pas mal de nuances de bleu,

des couchers de soleil allant du jaune pâle (même gris des fois) au rouge flamboyant,

des milliers de poissons (+ des poulpes, des calmars, des crevettes, des crabes, des langoustes et 3 hippocampes), des randos sur tout les sommets possibles (Soufrière, Montagne Pelée, mont Quaqua, North Hills, Bandaris…)

, et des rencontres avec des gens souvent formidables, quelques fois désagréables mais en majorité souriants et super intéressés par notre aventure.

Mais aussi des heures de bricolage à 40°C, des amarres qui pètent, deux décrochages de l’ancre au mouillage, quelques bons grains bien humides, une bonne vingtaine de carénages au masque et à l’éponge, une sortie d’eau.

Des heures à refaire le monde dans différents cockpit de toute taille, un nombre certain (…) d’apéros, des dégustations alcools locaux (surtout à base de rhum on est aux Antilles quand même!!) des BBQ sur la plage, des plongées à parfois 10 ou 11 (PMT et bouteilles confondus), de la chasse sous marine à presque autant (adieu poissons), de la pêche, des expérimentations culinaires plus ou moins abouties.

Pas loin de 600h (environ! selon un savant calcul…) de cours pour les deux mousses,

une vingtaine de vrais jours de pluie, pas de neige (?), une blessure par lion fish, 2 dents arrachées pour Mila, une tombée pour Mahé, une visite médicale pour les oreilles de Muriel.

6400 miles, 85 jours de navigation, 34 nuits en mer dont pas mal avec la lune, 98% de portant, 13 nds au max, 196mn en 24h au max, 3 jours de près dans 25nd pour faire 350mn pour le plus lent, dont 10h pour faire les derniers 20 miles 😩 4 à 5m pour la plus grosse houle, quelques vomis😨…

Et grâce à tout ça ou malgré tout ça on a toujours envie! Voir on a encore plus envie! De continuer, de naviguer, de découvrir, d’explorer … ON EN VEUT ENCORE !!

Eco l’eau vie

J’ai eu envie à force de voir de beaux paysages, de plonger dans des réserves naturelles de parler un peu d’écologie, depuis notre départ nous avons été dans 18 territoires dont 14 pays différents. A chaque fois une nouvelle façon de consommer (supermarchés, marchés de producteurs, au cul du pick-up, petites épiceries. …) de produire et d’utiliser l’eau (pays avec et sans eau douce si si cela existe et assez fréquemment en plus…) et de gérer ses déchets…

Pas de solutions miracles qui ressort d’un endroit merveilleux qui aurait tout compris, pas encore😢… et toujours pas mal de façon de faire qui ne laissent pas une vision très rose de l’avenir comme la décharge à ciel ouvert au centre de l’île de Mayreau (un bush de petits arbres plutôt impénétrable donc sauvage) qui concentre toutes les poubelles de la réserve naturelle des Tobago Cays (Où le ramassage est payant!) là où nos enfants ont joué avec les tortues, ou les rues de Boca Chica où les poubelles débordent de chacune des maisons : les habitants jetant leurs déchets directement dans leur cour, et surtout ces montagnes de polystyrène utilisés pour les repas à emporter ou ces milliard de sacs plastiques que l’on vous propose ou impose dès le moindre achat et que l’ont retrouvent dans toutes les Antilles. Que dire des déchets martinicais qui pour être recyclés doivent être ramener en métropole par cargo!!!! Summum de l’aberration les déchets les plus chers et les moins écologiques du monde!

Des pays où l’eau coule de sources ou de cascades et où les végétaux débordent et sont vendus sur les marchés ou par les gens dans les rues aux pays sans eau naturelle mais où elle sort de l’usine de désalinisation et où la plupart des végétaux sont importés comme ici à Bonaire où la déforestation à épuisé les sources et appauvri les sols jusqu’à ce que plus grand chose n’y pousse à part les cactus et où tout est importé des USA ou du Vénézuela et vendu en supermarchés sous emballage plastique et dans des frigos ce qui fait que les tomates que tu achètes chères sont dures et pourries deux jours plus tard.

Partout où nous sommes passés nous avons essayé d’opter pour la solution qui nous paraissait la plus proche de nos convictions, toujours avec nos sacs réutilisables sous le bras, nos bidons à remplir d’eau pour la cuisine ou même pour boire. En République dominicaine où il y a de l’eau, celle du robinet n’est pas potable même les locaux ne l’utilisent que pour la cuisine et achètent des grandes bouteilles de plusieurs gallons. A l’inverse ici où toute l’eau sort de l’usine elle est très bonne au robinet… Par choix et par obligation aussi car si tu ne consommes pas local tu as vite un budget bouffe exorbitant! Du coup vive la découverte et les explorations culinaires avec des miams pour la banane plantain, le dashin (une tubercule), la maracuja (fruit de la passion) la christophine, la papaye verte ou le crabe matotou et les un peu moins miam pour le saucisson de viande de repdom 😱😨 les groins, queue et oreilles de cochon macérés de Martinique que nous n’avons pas osé tester. C’est aussi la satisfaction et le plaisir de cueillir ses avocats sur l’arbre ou de choisir son poisson dans la barcasse du pêcheur!!

Pour finir par une petite note positive nous avons vu en Repdom des boites recyclables,

certaines des sacs sont en amidon de maïs, pendant notre passage à Bonaire sont apparues les poubelles jaunes pour récupérer le verre… Il y a aussi ces personnes qui pour avoir un revenu récupèrent l’aluminium et divers matériaux… et surtout ces zones classées en réserves marines ou naturelles qui a chaque fois nous éblouissent de leurs richesses.🐠🐡🐙🐚🐟

La faune de Bonaire

Incontournable ici l’iguane il peut faire facilement 1m, grimper aux arbres, sauter des arbres au sol, et a une démarche vraiment rigolote quand il se sauve.

Un de nos voisins de ponton: le pélican. Il attend le retour des pêcheurs pour grappiller du poisson.

Ça c’est un des anges français qui vivent sous notre IALA ils peuvent faire 40 cm un peu plus au large, sont plutôt curieux, ils viennent te voir facilement en plongée. Nous en voyions beaucoup ici.

Bien que Bonaire soit une réserve marine nous avons appris que l’on pouvait pêcher au delà des 60m de fond et ici c’est assez près du bord. depuis Mahé sillonne la baie en opti avec ses cannes il a déjà ramené 2 petits thons. Espérons qu’il ne nous ramène pas un espadon comme nos voisins pêcheurs.

Un des animaux emblème de Bonaire est l’âne. Issus des années d’esclavage les ânes sont dorénavant protégés. Ils ne les utilisent même pas pour des randos dans le bush où ils pourraient être bien utiles vu l’état des routes!

Ça ce sont les lézards mâle que nous croisons très fréquemment, bleu sur la tête, corps gris et queue verte ils peuvent faire 20 cm. Les femelles sont marron comme en Europe et un peu plus petites.

Les mêmes tortues qu’à St Barth mais nous n’avons pas encore vu celle-ci en liberté.

Des pagres rouges, pêchés par nos voisins (ils en ont ramené 5 glacières) c’est chouette d’acheter son poisson direct au retour de la pêche! Le resto face à notre ponton l’a bien compris car il est le principal bénéficiaire de ce que ramène les pêcheurs qui traversent la terrasse avec sur l’épaule des thazards et des barracudas qui sont parfois plus grands que Mila. A priori ici pas de ciguatera…

Dans le ciel maintenant nous voyons des mouettes, des frégates, des moineaux communs, des tourterelles, des flamands roses et des aigrettes aux pieds jaunes.

Cet oiseau dont je ne sais pas le nom qui ressemble à un gros martin pêcheur avec des échasses.

Des jolis petits oiseaux jaunes pétant avec des tâches rouges de chaque côté de la tête. Les parulines jaunes

Et bien sûr les perruches et perroquets verts qui vivent toujours en couple, que l’on reconnait de loin par leurs cris piailleurs mais qui sont difficiles à prendre en photo car plutôt timides. (Celle-ci n’est pas de moi)

Et bien sûr l’incroyable faune sous marine que nous n’avons que dans nos têtes parce que notre appareil photo ne descend pas en dessous de 10m…

Photos

A priori les photos du dernier article ne sont pas bien passées alors les revoilà !…

Kralendjik

Les clôtures plutôt dissuasives 😮😲

Ballade sur l’île :

Les points roses c’est des flamands roses

Cactus land

Lake bay

Les Salines

La vie de ponton

Plongée à Klein Bonaire


Bon bini à Bonaire

Bon bini = bienvenue / bon dia = bonjour / danki= merci

voici les quelques mots que nous avons appris de papiamento la langue locale de Bonaire mélange de néerlandais, anglais, allemand. … bref le parler local. Mais l’espagnol est bien compris et souvent aussi quelques mots de français, ici c’est l’Europe au soleil. Les habitants peuvent être de type américain du sud ou grand blond avec toujours un petit peu d’asiatique. … un joli mélange.

Après une nuit sur une bouée de plongée (interdit) et 2 nuits sur ce qui s’avère être une bouée privée (interdit) le marin du village harbour vient nous dire vers 15h que nous ne pouvons pas rester là. Nous devons aller voir au port pour trouver une solution … plein de bonne volonté nous nous présentons au port ou nous sont « aimablement » proposé 2 choix :

-aller au ponton (1$ par pieds plus 6% de taxe sans l’eau et l’électricité)

-continuer notre voyage plus loin…!!

Devant le club de plongée

Le front de mer

Ok ça met la pression! Il y a 3 pontons en fait les 2 ports (village harbour au nord ou Plaza harbour au sud liés à un village de vacances) ou le club nautico un petit ponton devant la promenade. Sachant que les ports ont l’air assez onéreux, on opte pour le club : le propriétaire, Bob, habite en face à gauche du resto « it rain fishes » il a aussi les water taxi qui vont vers Klein Bonaire et il nous propose une place soit cul à quai pour 10$/j comme les mouillages où le long du ponton pour 15$/j c’est bien ça! Par contre il n’y a que 2m d’eau, juste 30 cm sous la quille, espérons qu’il n’y a pas trop de marnage !!

Depuis nous avons un peu exploré Kralendjik la capitale.

Et même l’île car le club de plongée où Mahé passe son open water nous a prêté un 4×4 (qui ne démarrait plus au bout du 2ème arrêt et qui nécessitait donc d’être poussé …) au nord se trouve une réserve avec rando sur les reliefs, animaux protégés, et parcours au milieu des cactus.

Au milieu on est allé se baigner dans lake bay un lagon paradis du funboard

Et au sud les salines impressionnantes par la taille des montagnes de sel et par les couleurs des différents bassins qui passent du bleu lagon au rose!!

Par contre à Bonaire on oublie les glaces énormes à 50 pesos ou les p’ti resto à 15$ pour 4. Le coût de la vie est plus proche de celui de l’Europe. Va falloir qu’on trouve les bons plans !!!

Pour ceux qui ne savent pas ça c’est un ange français on en a 6 sous notre bateau 😀😀

Interview de la mama !

Coucou maman a ton tour de répondre à mes questions.

Comment trouves tu Bonaire ?

Plutôt tranquille, on a une bonne place sur un ponton pour pas trop cher, c’est un paradis pour la plongée, l’île en elle même est plutôt jolie si tu aimes les cactus et les reptiles et les gens ont l’air assez détendu (effet bubulle? …) mais cela ne fait qu’une semaine que nous sommes là !

Comment trouves tu les plongées?

Topissimes!!! Il y a plus de 70 spots de plongées autour de l’île tous accessibles à partir de la plage! Tous indiqués par de petites pierres peintes il y a même des bouées pour mettre l’annexe ou le bateau… et en dessous c’est 50m de sable depuis le bord profond de 0 à 5m (d’où le beau bleu piscine) puis un recif tombant selon les endroits que nous avons vu pour l’instant à une vingtaine de mètres. Et ensuite un 2ème encore plus profond mais pas vraiment dans nos cordes. Les poissons sont multiples, gros et pas du tout farouches. Les coraux sont magnifiques j’ai même fait un cache cache avec un ange français (qui ne sont pas loin d’être mes poissons préférés avec l’ange royal)

Quelle pays préfère tu pour l’instant ?

Tobago et Grenade qui avait en plus des belles plongées et des gens sympa, la forêt primaire.

Que penses-tu de l’équipage en mer ?

Nos deux mousses commencent à être bien rodés bientôt le plus grand devrait passer équipier et prendre son quart! Quant à la plus jeune ce n’est pas l’envie qui lui manque de participer plus mais plutôt la taille! Les 1er jours sont toujours un peu laborieux surtout au près (😨) mais sinon ça va.

Le capitaine est un capitaine! Rigoureux et carré comme il se doit! à part pour les formalités où là il me laisse volontiers la barre. 😉😩

Moi je suis toujours contente d’être en mer comme en escale, l’alternance des deux me va bien, même si moi non plus je n’ai pas goûté le près.

J’ai été un peu désolé sur le moment des changements de parcours que nous avons vécu mais à chaque fois cela a créé de belles découvertes alors finalement c’est positif. Le voyage est aussi fait d’aléas et c’est ce que tu en fait qui le rend intéressant ou pas.

Un des vrais bonheur de notre expérience est le luxe de profiter de nos enfants! J’adore être sous l’eau et voir évoluer Mahé et Mila a proximité ce sont devenus de vrais poissons! Même si je l’avoue des fois on les vire du bateau pour respirer un peu! 😭😩😍

Qu’as tu pensé de la République Dominicaine ?

Au départ ce que nous en avons vu était vraiment la partie touristique : de magnifiques plages, des cocotiers… mais tu sais que ce n’est pas ce qui me plaît le plus! Alors un peu mitigé avec en plus ce sentiment de ne pas pouvoir sortir des chemins prévus, d’être toujours gentiment ramener au troupeau. Mais plus nous sommes allés vers l’ouest et plus cela a évolué et le mois à Salinas à été vraiment sympa et correspondait vraiment à un besoin que nous avions de rencontrer un peu plus les gens! De nous mêler un peu plus à la vie d’un village.

Est-ce qu’il y a quelques choses qui te manque?

Écoutes, je cherche bien et non je ne trouve rien … 😂 merci Mila

El capitan !

Coucou Fred ça va?

Ça va très, très, bien, j’adore ma nouvelle vie!

Alors ce voyage, un petit bilan!

Techniquement plutôt content de pas mal de choses sur notre bateau mais le voyage n’est pas un long fleuve tranquille. … 2 cagasses majeurs à 2 moments importants du voyage mais ça on ne choisi pas! Cela modifie un peu les plans du voyage mais c’est aussi ça voyager « savoir s’adapter »

Sinon les découvertes ?

J’ai découvert que l’arrêt de la cigarette c’était bon pour mon corps et le porte monnaie, que l’eau chaude m’allait bien, que la chasse sous marine était une bonne occupation même si parfois tu as du mal à tirer des poissons qui viennent te voir… Où quand tu es dans l’aquarium de LR avec un fusil.

Dans les « dommage » : nous avons jusqu’à maintenant rencontré essentiellement des voyageurs peut-être à part ici où nous sommes seul depuis 3 semaines sûrement que plus posé on aura un meilleur contact avec les locaux!

Concernant les rencontres ?

De belles rencontres surtout avec des année sabbatiqueurs (!) Spéciale dédicace à la Charlotte ville team que j’espère bien recroiser un jour!

Ton équipage?

Ils se sont adaptés à la vie en mer! Aux contraintes de la vie en voyage. Il va être bon pour lui de se poser un peu. C’est mon équipage préféré! Plus le temps passe et plus j’ai l’impression qu’ils comprennent l’intérêt du voyage!

Quant à ma seconde elle est d’une patience infinie mais ça je le savais déjà ! 😙

24/24 tous ensemble ça va?

Pour moi oui! C’est pour les autres que je m’interroge …

Nous naviguons en bon père de famille toujours à chercher des conditions confortables, sans tirer sur la machine, du coup on a fait jusqu’à présent de belles nav! (Changement de sujet… 😉)

Tes enfants grandissent comment trouves tu leur évolution? Penses-tu toujours que le voyage sera bon pour eux?

Pour le grand, sa phase de pre-adolescence active, même si cela reste Mahé, n’est pas des plus simples mais rien à voir avec le voyage. Cela lui a ouvert la tête et les yeux sur le monde en général et pas que sur son parcours de petit rochelais. Quant à Mila ses yeux se sont encore plus ouverts et ont encore augmenté, si c’est possible, sa curiosité et son enthousiasme.

Autre choses à rajouter ?

Pourvu que cela dure le plus longtemps possible !

Le près c’est mouillé et ça rend tout barbouillé !!!!!

Aussi : au près ça arrête pas de taper! Ça fait degobiller!….

Bon pas de dessin, ce trajet ne restera pas dans nos souvenirs comme un des plus plaisant.

Nous avons quitté Salinas après petit apero « à la locale » c’est à dire dans la rue sur une chaise avec Ewin, Ana, David et les gens que nous avons croisé tout les jours depuis un mois dans le village.

Le lendemain le rdv est pris avec les autorités (armada et immigration) à l’hôtel Salinas pour le despacho international qui à par leur retard d’1h30 c’est bien passé… pour info il ne connaissent pas la différence entre un catamaran et un voilier.

Un dernier petit tour dans le village pour dire au revoir et « vaya con Dios » et c’est vers 15h samedi que nous quittons la jolie baie de Salinas avec un petit pincement au coeur. …

385 Mn au reaching/ travers tu parles!! 425 Mn au près dans 20-25nds plutôt! Avec en plus au départ de la mer! Bonheur ! C’est là qu’on se rend compte que partir d’un endroit parce qu’on n’a pas le choix (pour nous pour éviter Beryl) est beaucoup moins confortable.

On a vite été trempé alors bon OK l’eau est à 25° mais pendant 3 jours … encore au soleil, tu sèches vite mais la nuit, tu est assez vite recouvert d’une couche de sel super agréable!

A 6h mardi matin nous étions à 24 Mn du mouillage prévu cool! Nous avons pris une bouée à… 16h après 10h à tirer des bords dans 25-30nds devant Bonnaire du coup « Bonaire c’est galère! » « Bonaire tu l’espère! » sont devenus de nouvelles expressions du bord.

Il faut dire que nous avons eu une petite frayeur parce que quand nous avons craqué et décidé de finir au moteur celui ci s’est mis à faire un bruit peu engageant! Misère! Là nous n’étions pas au mieux de notre zen attitude mais ce fut assez vite résolu un peu plus tard par Fréd le mecano

Nous avons pris (un peu comme à notre habitude maintenant) un mouillage sous le vent de Klein Bonaire la petite île qui est devant Kralendjik (arhh ces jolies sonorités néerlandaises!) et nous avons plongés dès que ce fut possible dans le bleu clair et avons pu avoir un rapide aperçu de la beauté du site.

Ça va être bon! Ici à 50-100m du bord il y a 100m de fond : un plateau bleu ciel qui descend doucement et ensuite un tombant qui en PMT paraît magnifique le top!

Le lendemain, nous avons fait du prés (7Mn) pour rejoindre le mouillage officiel devant la ville et je crois que nous avons pris la dernière bouée de disponible! Heureusement parce que sinon au niveau site de replis je vois pas trop à priori il y a qq places sur le ponton du club nautico mais ils ne répondent pas à la vhf sur les canaux que j’ai essayé (16/09/11). Bonaire est une réserve marine il est interdit de poser son ancre par contre il y a donc une quarantaine de bouées (une rouges et une blanche par mouillage) pour rester en voilier gérées à priori par le club nautico, et tout plein de bouées jaunes sur les spots de plongée. Celles-ci ne semble pas réservées aux nombreux clubs de plongée parce que c’est sur l’une d’elle que nous avons passé notre première nuit sans que personne ne nous dise rien et au matin les bateaux des plongeurs ont débarqué leurs palanquées à côté de nous sans problème (en même temps nous avions le nez dans notre moteur pour re-regler ce qui avait bougé du coup nous avions une super raison d’être bloqué là!

Autres différences avec les dernières îles visitées, la clearance nous sommes jeudi et nous devrions la faire aujourd’hui… hier nous sommes passés à la police parce que nous étions débarqué trop tard, et la réponse de la policière à été « bah vous ferez ça demain!… » whoua ça faisait longtemps que l’on n’avait pas eut ce discours! cool!😆

Juillet

Déjà ! Et bientôt 9 mois que nous sommes partis de LR.

Alors les nouvelles ! Bah on est toujours à Salinas! Pour une escale pas prévue, elle commence à être sacrément longue celle ci! Déjà un mois que nous sommes en république dominicaine … par contre je pense que nous avons quand même eut de la chance d’être ici et pas dans une zone plus touristique.

Le bar central et la petite comida
Plein d’eau chez Anna et Davy
Une petite fille de Bani
Le spot à vaisselle chez Anna et Davy
Bani capitale de la mangue
Des avocats !

Alors notre moteur… après discussion avec le chantier notre interlocuteur Fransico s’est bien rendu compte que son devis ne nous allait pas bien (on en avait pour plus de 5000us $) … alors comme pour le chantier c’était peanuts, il nous a refourgué à son mécano, Israël, à nous de nous entendre. … Nous arrivons donc à une réparation d’un coût « acceptable » mais nous attendons toujours la pièce réparée…

Du coup, nous voilà plutôt en retard sur notre route avec une saison cyclonique qui arrive dans la caraïbe. … La météo sur Panama est maxi orageuse on a un peu l’impression que toute les ondes passent par là bas … et on sait qu’en gros entre la route pour y aller, le temps d’attente du passage et les 700 milles jusqu’en Équateur nous avons un mois d’orage à se taper et ça fait pas trop rêver !

L’autre option est de retarder le passage vers le pacifique, nous diriger vers une zone non cyclonique et voir cela en décembre.

Pourquoi pas après tout! Mais où ? Première solution les ABC : Aruba, Bonaire et Curaçao les îles néerlandaises entre le Venezuela et la Colombie puis remontée tranquille par Carthagene, les San Blas et Panama. Désavantage: le coût (mouillage dans les ABC et clearance en colombie) et le fait de passer plusieurs mois sur 3 îles bien pour se protéger mais pas trop passionnantes pour l’exploration selon ce qu’on en a entendu par d’autres voyageurs. Avantage : un bord de 350 milles bon plein-travers pour y aller.

2ème solution rejoindre la Grenade où, avantages : la vie était plutôt plaisante et où il y a de quoi découvrir, en passant par une île française pour récupérer les quelques pièces qui nous font encore défaut pour être plus à l’aise dans le pacifique (Où ce sera plus compliqué pour se fournir) inconvénient : au près dans ta face! Dilemme !

Là bonne nouvelle c’est que cela laisse plus de temps à ceux qui voulaient venir nous voir avant de payer vraiment cher leurs billets d’avion. On vous tient au courant de notre décision dès que possible pour les réservations !

News de dernière minute notre moteur est réparé ! On part demain soir (samedi) pour Bonnaire en fait on va mixer les 2 options un 1er bord vers les ABC la bàs on va en profiter pour offrir à Mahé son stage de plongée d’anniversaire c’est connu pour être un des meilleurs spots de plongée du monde puis dès que c’est possible du prés pour rejoindre Grenade où nous passerons la mauvaise période. Avez-vous vu Beryl ? Ça arrive alors on se sauve plus loin même si pour l’instant ce n’est pas trop fort encore.